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D’un obstacle... une force !

By Béatrice des Ligneris


Il y a des peurs réalistes. Par exemple, traverser la rue, voir une voiture arriver, avoir peur, et courir pour l’éviter. Il y a des peurs imaginaires. Celles qui nous envahissent, nous obsèdent sans qu’on sache comment s’en débarrasser, et qui nous fichent la vie en l’air. Par exemple, ne pas vouloir conduire parce qu’on a peur d’écraser quelqu’un; ne pas aller marcher à la campagne parce qu’on a peur d’être mordu par un serpent; ne pas oser prendre la parole en public parce qu’on a peur d’être ridicule. Etc. C’est de celles-là dont je voudrais parler. .

Dans les légendes et les mythes, il est dit que les dragons et les monstres se dissipent comme s’ils n’avaient jamais été qu’une illusion, à condition que le héros les affronte sans crainte et connaisse la phrase magique. .

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D’autres mythes disent que ces dragons, dès qu’ils ont été dominés par le héros, loin d’être ses ennemis deviennent ses serviteurs.

Il y a là une très grande vérité.

. Malheureusement, nous n’avons pas été éduqués à juste regarder chaque peur, chaque terreur même, que nous portons en nous, à juste les regarder sans crainte.

. Depuis l’enfance, devant y faire face comme nous pouvions, nous avons utilisé les seules armes que nous avions à notre disposition : l’attaque, la fuite ou la stupéfaction selon ce que la situation et nos capacités exigeaient .

Mais alors, c’est quoi « regarder » la peur « sans crainte » ? .

Une piste nous est donnée dans l’oeuvre : « le Seigneur des Anneaux », grâce au personnage de Gandalf.

. Il est intéressant de considérer chaque personnage de cette fiction comme une part de nous-mêmes. Ainsi, Gandalf, c’est le sage en nous, celui qui voit ce qui est à faire, qui sent la route à suivre, capable de donner sa vie pour ce en quoi il croit.

. Lors d’un épisode, Gandalf et ses amis traversent les profondeurs d’une montagne et sont poursuivis par un dragon aux multiples pouvoirs, d’une grande puissance de feu.

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Voyant le danger inévitable, Gandalf permet aux autres de se sauver en faisant face au dragon. Avec une force inouïe, lui, minuscule, frappe le sol de son bâton en s’adressant au dragon : « Vous ne passerez pas ! » Devant cet ordre qui ne laisse aucune place à la crainte et au doute, le dragon semble s’évanouir.

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On peut symboliquement comparer le dragon à nos terreurs enfouies, à cette fuite effrénée pour leur échapper. Fuite qui peut prendre la forme du sport, du travail, de l’amour, de la nourriture, de l’alcool, de la drogue, du sexe, de l’argent, du pouvoir... Gandalf incarne ce moment de courage pour faire face, sans crainte, établi en soi- même, puisant une force là où elle est depuis toujours : dans cette conscience qui a conscience d’être tellement plus grand que nos terreurs.

. Pour le dire autrement, c’est comme si nous étions au cinéma et que la plus grande de nos peurs était projetée sur l’écran : nous tremblons, assis dans nos fauteuils. Nous sommes devenus LA terreur.

. Le film s’éteint, la salle se rallume. Nous sommes redevenus l’écran blanc. La conscience refait surface.

. Regarder la peur sans crainte, c’est réaliser qu’elle n’est qu’un pur produit de notre esprit, une projection de notre mental, un trompe l’oeil.

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Mais l’aventure ne s’arrête pas là pour Gandalf. Le héros, un peu trop confiant qu’il était de sa victoire, s’est retourné bien trop vite en voyant le dragon s’évanouir dans les profondeurs. Alors ce dernier en a profité pour attraper Gandalf par derrière. Il tombe alors avec le dragon, dans un précipice de feu et de ténèbres. Il y a deux façons de tomber : qui ne les a pas expérimentées, à la piscine, du plus haut des plongeoirs ?

On peut tomber en criant « oh non ! » envahi par la peur, ou alors en criant « oh oui! » tout à son plaisir ! Dans les deux cas, on arrive dans l’eau, mais le ressenti est bien différent ! Gandalf va commencer sa chute en « oh non ! », mais la poursuivre en « oh oui ! ». Comment ? En se retournant dans le sens du précipice. Dans ce geste héroïque, il passe de subir à choisir. C’est ainsi qu’il devient le « chevalier blanc » dont le pouvoir est décuplé.

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On peut ne pas être inspiré par Le Seigneur des Anneaux mais on va l’être par un autre mythe, une autre légende, un autre témoignage de vie. Pourquoi ? Parce qu’ils racontent tous la même traversée. . Chaque peur, chaque terreur même, que nous portons en nous, vue sans aucune crainte et entièrement assumée, au lieu d’être un obstacle devient une force nouvelle. L’énergie, qui était investie à la fois dans la peur et dans le besoin de nier celle-ci, devient enfin disponible.

. Ce qui était faiblesse se transforme en force.

. Si cela nous touche autant, c’est parce que c’est à la disposition de chacun. Simplement, dans notre monde, tout est mis en place pour nous faire croire le contraire. La peur, qui est une émotion physiologique présente en chacun, peut devenir un point d’appui pour rencontrer en nous ce que nous cherchons si fort à l’extérieur.

Et c’est un joli programme de rentrée ! .

Amicalement

Béatrice des Ligneris

Psy-Coach

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Trouver le temps de prendre son temps en mangeant est également primordial.

Les casse-croûtes du midi devant l’écran nous éloignent de notre nous intérieur et de notre planète.

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Pendant cette période de confinement nous vous proposons de vous initier à l’alimentation en pleine conscience.

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  • Avant tout, rangez votre téléphone, éteignez les écrans et soyez dans l’instant présent.

  • Commencez avec un seul aliment : une pomme, par exemple. Admirez ses formes, sa couleur, son odeur. Demandez-vous d’où elle vient, comment elle est arrivée dans votre main. Appréciez sa beauté puis croquez-la.

  • Prenez le temps de la mâcher jusqu’à son jus et observez toutes les sensations en bouche.

  • Ressentez sa texture et son goût. Appréciez ce délicieux moment permettant de vous faire du bien à tous les niveaux, aux cellules de votre corps de vibrer de plaisir, à votre énergie de se réveiller.


Dès que vous vous rendez compte que votre esprit s’est éloigné et que vos pensées ont pris le dessus sur l’exercice, ramenez simplement votre attention à votre bouche, à la nourriture et à vos sens.

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Reproduisez l’exercice à chaque repas. Prenez conscience de ce que vous portez à votre bouche et des aliments dont vous nourrissez votre corps. Petit à petit, vous ressentirez un plaisir nouveau. Et vous mangerez de plus en plus difficilement les aliments dénaturés qui vous déconnectent de votre corps, de ses besoins et de ce qui vous entoure.

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Vous alimenter en pleine conscience peut modifier en profondeur votre relation à la nourriture

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Nous avons parlé de la manière dont vous mangez mais cela influence aussi le choix des aliments et les quantités que vous ingérez. Vous serez ainsi capable de vous arrêter quand vous êtes rassasié et de contrôler vos pulsions, en écoutant votre corps et ses sensations.

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Le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, c’est un état à ressentir.

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Dominique Gassin

Naturopathe & Consulante culinaire



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© 2019 by Yellow. Conception éditoriale : Domitille Dalmas. Photographe : Marine Brusson &  Laurent Harbulot

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